Retour au Pays d’Oz

D’après l’oeuvre de Frank Baum
Poussés par un huissier sans scrupule qui leur demande de quitter leur petite ferme du Kansas, Oncle Henri et Tante Em décident de partir vivre dans l’univers de Dorothée tout juste revenue de ses incroyables aventures en Pays d’Oz.

Mais voilà ! Nos deux réfugiés avaient tout imaginé sauf de s’ennuyer un jour dans un palais. C’est donc en partant à la recherche d’un lopin de terre pour y reconstruire une petite ferme, que la famille Em nous invite à nouveau à partager ses aventures d’un autre monde. Un monde aux frontières duquel, un roi fait creuser un tunnel pour permettre à son armée d’envahir la paisible Cité d’Émeraude et où Dorothée et ses vieux compagnons ; le Lion, l’Épouvantail et le Bûcheron, devront faire face à de nouveaux défis…

Tout comme dans sa création du Magicien d’Oz, c’est en mêlant le chant, la musique, la danse hip hop, la commedia dell’arte et un théâtre qui joue sans cesse avec les conventions cinématographiques que la compagnie Ainsi de Suite revisite la suite de ce classique de la littérature et du cinéma américain pour inviter petits et grands à un voyage à la fois fantastique, drôle et émouvant.

Création 2018

Mise en scène : Claude Pélopidas avec Emilie Roudil, Cécile Becquerelle, Cécile Cesaro, Jérôme Lebourg, Richard Pop, Claude Pelopidas, Mathieu Philippon, Martial Paoli et Stéphane Albertini.

Création lumière : Jean-Louis Alessandra

Régie son : Guillaume Bonnet

Décors : Jacques Brossier et Jean-Michel Guilmet

A partir de 5 ans
Durée : 1h10

Samedi 8 décembre à 17h00
Au Théâtre du Jeu de Paume
Rue de l’Opéra
Aix en Provence

Tarif enfant : 12 €
Tarif adulte : de 12 € à 20 €

Vous pouvez réserver :
• Par téléphone au 08 2013 2013 du mardi au samedi de 11h à 19h
• Dans les billetteries des Théâtres (Grand Théâtre et Théâtre du Gymnase) du mardi au samedi de 13h à 18h
• Sur la page dédiée aux Evénements Extérieurs du site internet des Théâtres : www.lestheatres.net

Tout commence par l’image d’un rêve où l’on découvre, vue de l’espace, notre planète projetée sur notre personnage endormi et sur les vieux bidons qui l’entourent. Du plus profond de son sommeil, notre SDF se retrouve 20 000 lieues au-dessus de la terre, là où les remparts les plus imposants prennent l’allure des clôtures les plus ridicules. A son réveil, il se retrouve au pied d’un mur, incontournable, insurmontable, incompréhensible et injurieux. Que peut-il faire ? Doit-il faire semblant de l’ignorer ou bien faire le choix de s’y heurter, s’y cogner, s’y blesser et y mourir ? Et s’il en jouait, en riait et, du haut de son impuissance le faisait parler, chanter, danser ? Mais peut-il apprivoiser un amas de béton ? Ne doit-il pas envisager le passage et la rencontre, de l’autre côté du mur enfin, et peut-être de l’autre côté des autres ? Il finit donc par franchir l’infranchissable pour…

… nous inviter, avec humour et poésie, à entrevoir l’indicible absurdité d’une barrière inutile. Il en profite pour défier son ombre adossée à la pierre, dans un match de tennis où le son des balles finira peu à peu par prendre l’allure d’obus pour finalement aboutir… à un éclat de rire. Comme avec un ballon, il joue avec cette poursuite de l’armée qui vient l’encercler lorsqu’il s’approche de leur limite. Et même à l’endroit où le moindre espoir semble définitivement condamné, nait encore, à chaque geste, l’inattendu… sonore ou visuel, émouvant ou comique.

Ce personnage pas vraiment comme les autres, cet être perdu dans les éternels dédales d’un présent inénarrable, nous convie à l’aventure guidée d’une visite insolite, celle de l’insaisissable instant. Délicatement, il nous prend et nous pose dans son ailleurs, précisément là où les lois ne sont plus les mêmes, où chaque geste devient un son, chaque son une lettre et chaque lettre les lignes d’une histoire, sans mot, mais ponctuée de vie.

Il s’évade dans un univers où la réalité semble devenir la tendre complice de l’illusion. Tout ce qu’il touche devient ce qu’il est. Il joue du violon avec une antenne en guise d’archer, se laisse bercer par le bruit de la mer en écoutant son verre, fait de sa radio un lion qu’il dompte dans une arène. Il est seul mais finit par former un duo entre ses rêves et lui-même. Et le jour où on l’invite à reculer derrière une ligne, une limite, une frontière, il choisit de dessiner sur cette partition trop grise d’une barrière en béton la folie sonore, écrite malgré lui, de sa dernière histoire.

Contre les murs, lui et son universnous promettent certainement quelques fragments de vie tagués à jamais sur la bonne conscience des « briseurs de fêtes ». Une fois de plus, même à des milliers de kilomètres et en version originale, cette histoire ressemble déjà, encore et toujours… à la leur…. et à la nôtre.

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